L'approbation du budget 2026 de l'Angola confirme un tournant décisif dans la stratégie des finances publiques. Pour la première fois depuis des décennies, les revenus non pétroliers devraient dépasser les recettes pétrolières. Ce changement reflète une réforme fiscale soutenue et une amélioration de l'administration plutôt qu'un effet temporaire des prix du pétrole.
Selon le ministère des Finances de l'Angola, les autorités ont élargi l'assiette fiscale non pétrolière tout en renforçant la conformité. De plus, la numérisation des systèmes douaniers et de TVA a renforcé l'efficacité du recouvrement. En conséquence, la vulnérabilité fiscale aux fluctuations des prix du pétrole s'est atténuée.
L'Administration générale des impôts de l'Angola a intensifié l'application des taxes sur les sociétés et à la consommation. Parallèlement, les efforts de formalisation dans le commerce de détail et les services ont augmenté les revenus déclarés. Par conséquent, la mobilisation des revenus domestiques joue désormais un rôle stabilisateur plus important.
Les partenaires multilatéraux ont soutenu cette trajectoire. Le Fonds monétaire international a souligné à plusieurs reprises les progrès de l'Angola en matière de consolidation fiscale dans les évaluations post-programme. De même, la Banque mondiale a souligné qu'une croissance non pétrolière plus forte était essentielle pour la résilience à long terme.
Le pétrole reste au cœur du profil d'exportation de l'Angola. Cependant, les revenus pétroliers contribuent désormais à une part plus faible du revenu total de l'État. Cela reflète à la fois une production modérée et des hypothèses de prix conservatrices dans le cadre budgétaire 2026.
Les données de la Banque nationale de l'Angola indiquent que la stabilité du taux de change et une coordination monétaire plus stricte ont soutenu la planification fiscale. Par conséquent, les autorités semblent plus confiantes pour ancrer les dépenses sur la performance des revenus domestiques plutôt que sur la volatilité du pétrole.
Le budget 2026 rééquilibré de l'Angola renforce les fondamentaux du crédit souverain. Une moindre dépendance au pétrole améliore les indicateurs de viabilité de la dette et réduit le risque de refinancement. De plus, les flux de capitaux diversifiés améliorent la prévisibilité pour les investisseurs.
Les liens économiques de l'Angola avec l'Asie restent importants, en particulier dans le financement des infrastructures et le commerce. Néanmoins, la structure fiscale actuelle suggère un pivot graduel vers une stabilité générée en interne. Au fil du temps, cela pourrait recalibrer l'allocation de capitaux dans des secteurs tels que l'agriculture, la fabrication et la logistique.
Dans l'ensemble, le budget 2026 de l'Angola représente plus qu'un ajustement comptable. Il signale un point d'inflexion structurel dans la gouvernance économique. Si elle est maintenue, cette transition pourrait redéfinir le récit macroéconomique de l'Angola au cours de la prochaine décennie.
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